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Il y a toi, et la vie. La vie, cet espace vide à meubler lorsque ce toi manque.
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 08:20

"Je suis morte morte enterrée dans ma mémoire."

"Je suis morte morte enterrée dans ma mémoire."
L'expectative de l'instant comme une présence en filigrane - l'attente pour nourriturre de nuit (de jour, aussi). Ne m'en veux pas si je te jette, je pense à toi tout le temps. Il paraît que j'ai un penchant à l'autodestruction : je crois simplement être folle. Est-ce une question d'hormones ? (je ne crois pas). Il paraît que le temps efface tout. Ces années ne sont-elles pas du temps ? Ton visage détruit toute perspective d'avenir (ailleurs). Je suis restée bloquée à l'instant - pauvre instant dans ma mémoire. Est-il possible qu'une telle appréhension du temps qui s'écoule existe (et me hante) ? Pourquoi ne puis-je donc pas te supprimer de mes fichiers, hop, delete, à la corbeille, comme une peluche déchirée ? Tu me déchires. Et je t'aime trop pour supporter ta présence. Je t'aime trop pour pouvoir me supporter près de toi.
(Mais, j'ai - désespérément - besoin de ta peau, de ta peau sur la mienne. Je suis un zombie, je marche à reculons les yeux dans mes collants, je suis morte morte enterrée dans ma mémoire.)

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 06:11

Nécessité d'une évidence.

Nécessité d'une évidence.
J'aimerais pouvoir dire que ça ne compte pas, que ça n'a pas compté. Le souffle me manque, je n'ai plus rien à vomir. Une valse. L'envie de l'instant, comme si le lendemain ne comptait pas et des pointillés pour respiration. Oublier d'expirer et avoir le coeur sur le point d'exploser. Expirer brutalement et s'étouffer d'oxygène - tu n'es pas de l'oxygène, plutôt du poison, un poison souriant et coloré. Crier du silence pour mieux penser du bruit. Avoir la tête pleine d'images ressassées, encore et encore, comme si le jour ne devait jamais se lever (jamais). Le jour se lève pourtant, fier et droit, la terre continue de tourner et moi je reste là, les bras ballant le long du corps, une pauvre tige qui a perdu ses racines, une pauvre tige qui continue d'espérer, fière et droite comme le jour. Mon corps appelle le tien, mais tu n'entends pas, tu n'entends plus. Alors je me demande si tout cela a existé, et quand je m'aperçois que je ne fabule pas je me demande si c'est de ma faute. Suis-je fautive ? Nécessité d'une évidence. Je voudrais entrevoir l'évidence, que tes yeux cessent de mentir, de se faire lunatiques, enfin. Une valse. N'avoir plus rien que l'attente, l'espoir terni d'un lunatisme qui me devient propre, des sourires de bisounours et des larmes au goût de bile, salées de sucre. L'urgence de l'écriture et les mots qui se pressent à mes doigts, l'envie de te tuer pour te garder toujours.
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# Posté le mercredi 05 août 2009 19:23

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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 14:01

Les amants du n'importe quoi.

Les amants du n'importe quoi.
"Ma vie a longtemps ressemblé à un été qui se termine. C'est étrange, mais c'est ainsi : il arrive que par des journées finissantes, ces journées sombres, vissées sous un ciel désespérément immobile, la certitude que les jours approchent où la grisaille retrouvera son empire d'automne monte en moi jusqu'à l'effroi. Ne sentez vous pas qu'il fait déjà un peu plus frais ? Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il ne me reste plus que mon passé à vivre. Je n'avais pourtant pas encore rendu les armes, je cherchais toujours ce visage emprunté aux tendres rêves de l'adolescence, comme un visage à aimer. Et, le front collé à la vitre comme le font les veilleurs de chagrin, je tentais de me le représenter. - Avez-vous peur de la mort ? -Oui, évidemment."



Florian Zeller.
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# Posté le mercredi 15 juillet 2009 18:13

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 18:31

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"Mais qu'est ce que tu crois, que la vie est un roman ?"
"Oh. Oui."
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 16:35

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Affalée, les yeux creux, un chapeau sur ses yeux, elle écrit sa douleur, celle d'un peuple qui saigne, celle d'un peuple qui pleure. Ils paieront le prix des tombeaux de résistants, ils paieront le prix de notre sang. Ce sang qui s'écoule sur la foule, foule de pas, foule de trépas. Il n'y a pas d'adieu à la vie. Il n'y a pas d'adieu à la vie. Il n'y a pas d'adieu à la vie.
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# Posté le mardi 30 juin 2009 07:55

Modifié le mardi 30 juin 2009 14:19

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"Tu bandes ? Tu bandes mes plaies, s'il te plait ?"
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# Posté le dimanche 24 mai 2009 15:47

Mh.

Répéter : Je vais bien, tout va bien. Je vais bien, tout va bien. Je vais bien, tout va bien. Je vais bien, tout va bien.
Treize fois.
Par jour.

Peut-être que ça marchera. Qui sait.
Mh.

# Posté le dimanche 24 mai 2009 07:17

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"Tes mots ressemblent à des gestes.
Tu les rends vivants.
Tu les traites avec amour."


J'aimerais être un mot. Un de mes mots. A demi-mot.

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# Posté le vendredi 22 mai 2009 19:36